Trois paragraphes (ok… quatre au max)
Bon. On a pris un peu (sic) de recul, maintenant on s’y remet. Je dois me donner un objectif réaliste si je veux finir par faire quelque chose qui tienne la route avec ce fichu blogue: alors trois paragraphes, au pire quatre. Je vais devoir prendre une chance d’écrire plus souvent en approfondissant moins le détail, en cherchant moins à parer la critique à l’avance, et en me limitant le plus possible à trois paragraphes: placer le décor, présenter l’argument, sonder ses conséquences. 1 - 2 - 3. Au prix sans doute d’un peu plus de brut et moins de net, il s’agira d’être direct et surtout concis. Sacré programme, en ce qui me concerne, mais tant d’autres le font - sais bien pas pourquoi je serais a priori plus cave.
En passant d’ailleurs, j’en profite aussi pour renouveler mon blogroll - ah non, comment on dit déjà, ma blogoliste - et ma micro-bio. Fait saillant dans ma vie, ça fait même déjà quelques lunes, je me suis désisté du programme de doctorat de philo à l’UQAM - ma scolarité était terminée, mais la thèse c’était une autre paire de manches. C’était juste trop en fait, sans compter des circonstances qui se sont donné le mot pour faire enfler le coût de mes erreurs de timing. J’ai passé ma phase rationalisation genre “sour grapes”, et je me dis maintenant que je m’y remettrai un jour si la vie s’y prête mieux. Fermeture de parenthèse et retour au vif du sujet. Le problème de ce blogue, c’est qu’il y a juste trop de choses à écrire pour les quelques minutes que je peux me permettre d’y consacrer de temps à autre. D’où qu’il faille bel et bien remettre en cause une fois pour toutes le style fleuve. Je ne m’attends pas à gagner ma vie sur Internet, alors faudra faire encore longtemps avec un buget de minutes assez restreint merci. Si c’est plus fort que moi, je ferai des rechutes de temps en temps, mais je garde l’oeil sur la balle. Pour tout de suite, je me donne le défi de résumer brièvement ma position au cours des trois prochains billets, sur le Canada en Afghanistan, le privé en santé, et les accommodements sur fonds de crise d’identité. Ce serait un bon début, non? Sans parler de mes chers partis - et leaders - libéraux. Aïe, aïe, aïe. Oui j’y viendrai bientôt.
Quant à ma… blogoliste, au fait, j’ai ajouté quelques liens, mais j’ai surtout tenté de la structurer de manière assez souple, voire assez floue, pour classer au moins un peu objectivement les blogues que je parcours de temps en temps, et de le faire sans tomber pour autant dans les pièges ordinaires des conventions idéologiques. Je vais donc mettre à part les sites qui s’attachent essentiellement à la science économique comme telle (j’espère faire de même avec la philosophie, à un moment donné), mais les blogues où l’on commente surtout l’actualité seront maintenant répartis selon ce qui apparaît, au simple lecteur que je suis, comme étant la dominance de gauche ou de droite du cerveau de leurs auteurs, plutôt donc que selon celle de leurs sensibilités politiques. Je trouve nettement plus éclairant, voire moins arbitraire, de distinguer les positions des gens selon qu’elles semblent généralement s’appuyer, ici sur la distance analytique, là sur l’implication émotive - les deux ayant bien sûr leurs mérites comme leurs limites. On comprendra, j’espère, que bien qu’étant moi-même agi par un cerveau assez dominé par sa gauche merci, plus attentif donc, pour le meilleur ou pour le pire, à la rigueur logique qu’à la pureté des intentions, cette distinction neurologique n’implique nul jugement péjoratif quant au style coup-de-gueule, intuitif, tout d’une pièce, des collègues dont les cerveaux carburent plus à droite, et ce dans toutes les familles idéologiques. Ça prend de tout pour faire un monde, dit-on parfois. Adam Smith, lui, appelait ça la division du travail. Fin du troisième paragraphe. De retour vraiment très bientôt. Promis.
Ah pi, voilà pourquoi ça en prend un quatrième, ici: y a-t-y que les français des vieux pays pour faire du blogue économique de langue française? Je ne parle pas du commentateur généraliste qui s’adonne à être économiste, mais bien du collègue qui carbure à la théorie et aux études économiques comme telles. Pour l’instant je ne trouve que du Marcel la baguette sous le bras (c’est du cliché affectueux, évidemment). Avis donc à vous, économistes québécois et francophones d’Amérique: vous êtes pas facile à trouver sur la blogosphère! Alors si vous opérez un blogue centré sur l’analyse économique, passez-moi donc le mot, s’il-vous-plaît. Si je comprends ce que vous y écrivez, vous aurez certainement une place de choix dans ma liste. Je vous entends saliver, évidemment, mais bon. J’offre juste ce que j’ai. À plus.
